lundi 11 mai 2009

si loin, si proche

Celà vient d'un temps où tout avait l'air des plus sages. Les convenances valaient règles de conduite, et toute mauvaises conduites étaient indécentes. Les gens passaient avant soi, et l'on n'avançait pas sans eux.

"C'était mieux avant"
Honnis celui qui dira ces mots !

Aujourd'hui, l'individualisme à pris sa place avec l'aide du capital et de son utilisation (manipulation ?) de l'image de soi ! L'on manipule les masses avec les égos de chacun, avec des individualités pour chacun, avec comme cheval de bataille des "je" et des "tu"... Pour défendre et affirmer les libertés de chacun, l'on impose un intérêt salvateur pour la distinction et l'affirmation.

Mais à qui celà profite ? A chacun ?
Peut être. Certainement même.

En fait de liberté gagnées, c'est une aliénation de tous qui se profile. Une perte de l'image et de la place de chacun. Une course, un épuisant marathon, pour que chacun gagne sa place, son "je". Pour celà le groupe doit mourrir. Pour que naisse ce "je" si sacré, cet individu tellement parfait et libre, l'on sacrifie l'intérêt général.
Que le groupe meurt ou se disloque n'est peut être pas le véritable problème. l'inquiétant dans tout celà vient plutôt du pourquoi et du comment.
Si l'on pense en termes de stratégie, on peut imaginer que "diviser pour mieux régner" en est une puissante mise en oeuvre.

Qui nous encourage plus qu'aucun autre à nous épanouir par notre culture égocentrique ? La société ?
Peut être.

Qui y gagne vraiment ? Les sociétés ?
Surement.

Tarte à la crème à la mode, notre Crise actuelle en est une douloureuse piqure de rappel.
Rappel que les volontés et désirs de chacun pour soi ne réussissent finalement qu'à abimer chacun. Notre "nous" s'en trouve pulvérisé en des milliers de "je" fragiles et disparates, irrémédiablement brisé en de multiples pièces difficilement recollables. C'est mon papa sur cette photo, il avait 18 ans, il effectuait 24 mois de service militaire, il allait rencontrer quelques années plus tard sa femme. C'était à une époque où l'on pensait différemment.

"C'était mieux avant" ? Peut être. Pas sur.
Mais l'on réfléchissait moins à soi.

Etaient ils moins heureux ? Pas sur.
Moins libres ? Peut être.
Mais finalement ils s'appartenaient et choisissaient peut être plus que nous.

Une chose me parait claire, ce que nous avons gagné en Libertés, d'autres l'ont gagné sous forme d'argent sonnant et trébuchant. Ce que nous avons gagné à devenir nous mêmes, d'autres l'ont gagné à nous asservir. Ce que nous avons gagné en liberté de penser, d'autres l'ont gagné en marchés. Ce que nous avons gagné en autonomie, d'autre l'ont gagné en contrôle.

Alors : "C'était mieux avant" ?

Confus,
> doo
.




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1 commentaires:

Anonyme a dit…

Dis donc, c'est pas un peu réac, ca ???

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